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Critique du manga Rainbow



KAKIZAKI Masasumi
22
17/20
Kazé Manga
Seinen
8.50€


La critique de Lisa Cornier :
Publié le 05/11/2019
Note de la critique : 17/20

Nous sommes projetés ici en 1955, dans un Japon ayant perdu la seconde guerre mondiale et tentant de se relever tant bien que mal.

C’est une période très dure pour beaucoup de japonais, notamment pour 6 jeunes envoyés malgré eux dans la maison de redressement Shônan.

Nous les voyons la première fois encapuchonnés et épiés par des Japonais ne cherchant pas à comprendre.
S'ils sont là, c'est de leur faute. Nous suivrons donc ces 6 jeunes, Mario, Joe, Baremoto, Suppon, Heitai et Kyabetsu durant leur passage de l'adolescence à l'âge adulte.

Au départ sur la défensive, les jeunes rencontrent, dans la cellule 6 du quartier 2, un homme avec qui ils se lient finalement d’amitié et forment ainsi les 7 couleurs de l’arc-en-ciel, Rokurôta Sakuragi.


Nous suivons tout au long de ces 22 tomes leurs aventures à la maison de redressement puis en dehors quand ils en sortent enfin, les opportunités qui se portent à eux, mais aussi les problèmes auxquels ils doivent faire face.

Ces jeunes n’ayant plus foi en rien en entrant dans la maison de redressement, découvrent au fur et à mesure l’amitié, l’amour, le succès et la joie.

Ils se retrouveront confrontés à beaucoup de problèmes, cela dû à l’envie irrésistible qu’ils ont de protéger ceux qui doivent l’être et de rendre le monde dans lequel ils vivent plus juste, mais aussi car le monde n'est souvent pas clément.
 
Nous sommes nous même confrontés à des problèmes bien ancrés dans la période où se déroule l’histoire, notamment la bombe atomique qui a signé la défaite cuisante du Japon.

Tout est très précisément décrit et aisément crédible.

La raison est que l’auteur du manga, Georges Abe, raconte en fait par moments son histoire, lui qui a vécu cette époque et qui est allé en maison de redressement.

Les dessins sont très beaux et font aisément passer les émotions ressenties par les personnages.

Nous reconnaîssons bien le style de Masasumi Kakizaki (auteur et dessinateur de Bestiarius et Hideout) qui colle très bien avec le récit.

Kakizaki est autant capable de dessiner un visage doux et aimant, qu'un visage détruit par les drogues ou rempli de rage. (Ses autres oeuvres sont également à découvrir).

Le fait d'avoir 7 personnages principaux (auxquels s'ajoutent aussi des personnages secondaires très importants à leur tour) peut s'avérer très risqué, mais G. Abe réussit habilement à ce qu'aucun ne soit mis à l'écart.

Ils ont tous une personnalité bien marquée et différente de celle des autres, on croit au départ n'en préférer que quelques uns mais ils deviennent finalement tous attachants à leur façon, Kyabetsu par son innocente gentillesse ou Mario par sa détermination à toute épreuve par exemple.

Ces jeunes passent par nombre de péripéties, au départ isolément puis, tous ensemble, ils résolvent le problème.

Chaque évènement est une leçon de vie pour eux comme pour nous, lecteurs.



Un petit point faible tout de même: un dernier arc qui traine en longueur avec une fin peu crédible, mais on ne peut pas vouloir, après tout ce qu'ils ont subi, que ces jeunes devenus adultes ne souffrent encore.

C'est donc un très bon manga réaliste dans beaucoup d'aspects et qui en apprend beaucoup sur ce Japon de l'après-guerre que l'on connaît peu pour la plupart.

Nous en ressortons plein d'espoirs et de détermination, le pari est tout à fait réussi. 17/20 me paraît une note bien méritée qui hisse ce manga dans le haut du panier.







Auteur de la critique : Lisa Cornier